RDC : un crash aérien à Kenge fait 17 morts, deux généraux parmi les victimes

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La province du Kwango, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo, est en deuil après le crash d’un avion de la compagnie TRACEP Congo Aviation, survenu vendredi 25 septembre à Kenge. Le bilan s’élève à 17 morts : 13 passagers et 4 membres d’équipage.

Un atterrissage d’urgence fatal

L’appareil, un Let 410 UVP immatriculé 9S-GUC, effectuait la liaison Kikwit–Kinshasa lorsqu’il a rencontré une défaillance technique. Selon le maire de Kenge, Noël Kuketuka Mbemba, l’avion avait décollé vers 13h50 le 25 septembre et s’est écrasé une quinzaine de minutes plus tard, après avoir tenté en vain de trouver un lieu d’atterrissage. La ville de Kenge ne dispose pas d’un aéroport aux normes de l’aviation civile, ce qui aurait compliqué la manœuvre d’urgence de l’équipage. L’aéronef s’est finalement écrasé dans une parcelle résidentielle, ne laissant aucun survivant.

Deux officiers généraux parmi les disparus

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont confirmé le décès de deux hauts gradés : le lieutenant-général Joseph Mutombo, premier président de la Haute Cour militaire, et le lieutenant-général Lucien-René Likulia, auditeur général des FARDC près la Haute Cour militaire. Les deux hommes revenaient d’une mission de service à Kikwit. Douze autres membres de leur délégation, ainsi que l’équipage, ont également péri dans l’accident.

Suspension de la compagnie TRACEP
au lendemain du drame

Le samedi 26 septembre, le vice-Premier ministre et ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, a ordonné le retrait immédiat du Certificat de transporteur aérien (CTA) de TRACEP Congo Aviation, suspendant ses activités sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit du deuxième crash de cette compagnie en deux mois.

Une enquête en cours

Le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation (BPEA) a dépêché des enquêteurs sur les lieux, conformément à son manuel des politiques et procédures d’enquête. L’organisme a demandé à la compagnie de fournir officiellement le manifeste des passagers ainsi que le nom du commandant de bord. Les autorités ont indiqué que de nouveaux éléments seraient communiqués au fil de l’avancement des investigations.

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