Joseph Noumazalayi- Ilounga plaide pour l’installation du Coges dans son département
En marge de l’ouverture de l’atelier de l’atelier de réflexion sur l’installation des comités de gestion des établissements scolaires publics du MEPPSA, qui s’est tenu à Brazzaville du 12 au 14 juin 2025, M. Joseph Noumazalayi-Ilounga, président du conseil départemental de la likouala donne les raisons de l’implantation desdits comités dans sa juridiction.
Dans une interview qu’il a accordée à la presse lors de la cérémonie marquant l’ouverture de cet atelier, le président du Conseil départemental de la Likouala est parti d’une anecdote pour expliquer ce à quoi ils doivent travailler pour booster le niveau des élèves en République du Congo en général et dans son département en particulier.
« Il y a des grands besoins au niveau de l’enseignement. Je vous donne une anecdote. Dans les années quatre-vingt, il y avait un chercheur français qui disait, lorsqu’un gosse arrive au CM2 et qu’il a la maîtrise, cet enfant doit automatiquement arriver en terminale et obtenir son bac. Donc si le Comité de gestions des établissements scolaire public (Coges) peut nous permettre d’aider nos enfants à arriver jusqu’à ce niveau-là et les amener jusqu’au bac, je pense que c’est important ».
Car selon lui, aujourd’hui il y a beaucoup de tâtonnements. C’est-à-dire pendant qu’on est en train d’explorer la décentralisation et il faut que chacun trouve sa place et que les rôles soient partagés, que chacun sache ce qu’il a affaire. « Pour moi, a renchéri M. Joseph Noumazalayi- Ilounga le Coges, c’est un instrument indispensable parce que dans nos collectivités, d’un côté il y a des préfets, l’espace de la gouvernance déconcentrée et de l’autre il y a la collectivité locale, qui est la gouvernance décentralisée et les directeurs départementaux qui sont attachés au ministère. Il est important qu’on harmonise les fonctionnements des uns et des autres pour une meilleur travail ».

Il a poursuivi de dire : « par exemple à la Likouala, je transforme des compétences qui ressemblent davantage à une boîte à lettre d’un côté on nous donne des listes des enseignants et on nous donne l’argent qu’il faut payer. Le problème qu’on a, c’est que les listes ne correspondent jamais à l’argent qu’on nous donne. Donc, il y a toujours manque d’argent. Si on ne ça soit pas pour mettre de l’ordre à temps, ce sont des enfants qui payent et ils auront beaucoup de problème et on ne sera pas étonné que d’ici 20 ans on ne fabrique pas d’ingénieurs, des médecins ni des hauts cadres avec un tel système. Il faut vraiment qu’on s’appuie à la recherche de la qualité de transférer des compétences à nos enfants et je crois que c’est très bien venu cet atelier ».
« Notre grand défi c’est la cohérence. Nous sommes dans un monde en pleine mutation qui bouge. De partout, on parle de l’IA qui est l’intelligence artificielle. Donc qu’on se donne les moyens pour aider ces enfants. Notre seul objectif c’est l’enseignement et le transfert de compétences. Les infrastructures qu’on est en train de mettre en place au finish c’est le résultat qui va rejaillir sur l’enfant. Il n’y a pas d’autres objectifs que l’avenir de nos enfants et de notre pays », a conclu le président du Conseil départemental de la Likouala, M. Joseph Noumazalayi-Ilounga.
Marie Rose Mbingu
