Fêtantses 10 années d’existence

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L’Union des Musiciens Congolais hausse le ton contre l’UNEAC

L’Union des Musiciens Congolais (UMC) a organisé, vendredi 25 septembre, une conférence de presse chez Makossophie, au rond-point Moungali, pour dresser le bilan de ses dix années d’existence et donner son point de vue sur l’actualité culturelle nationale.
Un hommage aux disparus
La rencontre s’est ouverte par une minute de silence en mémoire des icônes culturelles récemment disparues, dont Pierre Mountouari, Kanta Moutima et Kerson Saddam, en signe de respect de l’union envers ses artistes.

Dix ans au service des musiciens

Prenant la parole, le Secrétaire général de l’UMC a retracé le parcours de l’organisation, passée en une décennie d’une simple idée à un pilier culturel incontournable au Congo, en sa qualité de principal partenaire social des pouvoirs publics dans la défense des intérêts matériels et moraux des artistes musiciens.
L’UMC a rappelé son ancrage institutionnel : elle est membre de la société civile congolaise, de la Commission nationale de l’UNESCO, de la CARESCO, du Conseil international de la musique, ainsi que du Comité de direction du Bureau Congolais du Droit d’Auteur (BCDA).
Parmi les avancées mises en avant figurent l’amélioration des droits perçus par les musiciens et la régularité du paiement des droits d’auteur, la contribution de l’UMC à la réinstallation du Comité d’administration au sein du BCDA ,à l’origine d’importantes réformes en cours ainsi que des aides sociales d’urgence apportées aux musiciens en difficulté.
Des défis qui persistent
L’union a toutefois reconnu que plusieurs chantiers restent ouverts : l’accompagnement des artistes confrontés à des soucis de santé, notamment Kevin Mbouande Mbenga, Philippe Sita et Celly Bitsu ; l’adoption des textes d’application sur le statut de l’artiste (loi Mottom) ainsi que de la politique culturelle au Congo ; l’instauration d’un quota de diffusion des œuvres des artistes congolais sur les radios et télévisions privées et publiques ; la création de plateformes numériques pour la commercialisation en ligne des œuvres ; et la digitalisation de la musique congolaise. L’UMC a également évoqué la question du deuil et de l’accompagnement des obsèques d’artistes, sujet sur lequel elle affirme mener des plaidoyers auprès du ministère de la Culture.

Charges sévères contre l’UNEAC

Le second temps fort de la conférence a été consacré à un réquisitoire contre l’Union des Écrivains, Artistes et Artisans du Congo (UNEAC). L’UMC estime que cette organisation, dans sa forme actuelle, transgresse les lois et règlements de la République.
Le bureau exécutif a développé plusieurs griefs : un non-respect allégué de l’article 27 de la Constitution du 25 octobre 2015 relatif à la liberté d’association ; une remise en cause de la légitimité de ses animateurs actuels, accusés d’avoir détourné à des fins privées un bien appartenant à l’État ; une dénonciation d’une politique de division et d’exclusion contraire au principe de rassemblement des organisations catégorielles ; et une contestation des affirmations de l7’UNEAC sur le non-paiement des droits d’auteur au troisième trimestre, que l’UMC juge déconnectées des réformes en cours au sein du BCDA.

Marie Rose mbingu

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