L’ARE promet d’accélérer les projets électriques et d’écouter les usagers

Prenant part à l’ExpoBéton, la directrice générale de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE), Soraya Aziz-Moto, a défendu une régulation tournée vers l’accompagnement des investisseurs et la défense des consommateurs.
C’est devant le public du sixième panel d’ExpoBéton, consacré à l’accès durable à l’eau et à l’électricité, que Soraya Aziz-Moto a détaillé, vendredi 9 octobre 2026 à Kinshasa, les priorités de son institution.

Débloquer les projets

Pour la patronne de l’ARE, étendre l’accès à l’électricité en République
Démocratique du Congo suppose de lever les blocages qui découragent les investisseurs. Elle dit privilégier le dialogue avec les promoteurs dont les projets sont bien avancés mais ralentis par des difficultés de procédure.
Sa méthode : conseiller plutôt que sanctionner.
À ce jour, l’ARE a examiné 45 projets représentant environ 2,6 gigawatts. Les montants d’investissement avancés viennent des plans d’affaires soumis pour avis : il s’agit d’une étape préalable, pas d’un financement acquis.
Concernant Kinshasa, elle a rappelé que la zone de distribution de la Société nationale d’électricité (SNEL) encadre l’action des autres opérateurs. Des centrales situées en périphérie peuvent cependant alimenter la capitale, via des accords avec l’entreprise publique.

Réclamer en ligne, trancher en 30 jours

Pour les abonnés, l’ARE propose une plateforme numérique de dépôt de plaintes, accessible depuis un téléphone ou un ordinateur. Factures contestées, coupures et problèmes de tension sont les motifs les plus fréquents.
Les usagers sont invités à contacter d’abord le service clientèle de leur fournisseur, puis à saisir l’ARE si le litige persiste. L’autorité a ensuite 30 jours pour instruire le dossier et rendre sa décision.

Un bilan de 100 jours

Quelques jours plus tôt, la nouvelle direction avait dressé le bilan de ses cent premiers jours : un portefeuille de projets énergétiques estimé à 2,3 milliards de dollars. Mme Aziz-Moto y voit le signe d’un traitement plus rapide des dossiers et d’une meilleure attractivité du secteur, dans le cadre d’un plan d’action en six objectifs, dont la vulgarisation de la réglementation.

Joël Mvwama

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